Albert Oiknine : « Le caftan marocain est à la fois intemporel et résolument contemporain »
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Révélée alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, l’actrice américaine Jodie Foster fascine depuis des générations, qu’elle évolue dans des drames d’une intensité brûlante ou des thrillers glaçants. Doublement oscarisée, elle est aujourd’hui l’une des figures les plus respectées d’Hollywood, capable de tout jouer, mais aussi une réalisatrice exigeante dont l’œuvre est à la fois intime et visionnaire. Avant sa venue au Festival International du Film de Marrakech, où une soirée hommage très attendue lui était consacrée, Jodie Foster a accepté de répondre à nos questions.
J’ai été tellement ravie d’apprendre que Marrakech m’avait choisie pour recevoir l’Étoile d’or. Les festivals de cinéma ont joué un rôle très important dans ma carrière. Ma mère m’emmenait dans des festivals de films étrangers à Los Angeles quand j’étais petite. Elle m’a fait découvrir des films français, allemands, italiens, japonais, souvent trop adultes pour mon âge. Elle voulait que j’entende toutes les langues et que j’apprécie le cinéma du monde. Elle a été mon école de cinéma. Alors rien n’est plus amusant que d’être entourée de passionnés venus du monde entier.
Assurez-vous de régler un réveil pour ne rien manquer. Il y a tellement d’artistes fascinants, de nouvelles idées et d’énergies bouillonnantes dans un festival. Impossible de tout faire. J’essaie toujours de voir un maximum de films. Quand vous êtes dans une file d’attente, demandez aux autres quels films les ont marqués et pourquoi. Essayez de voir tous types de formats : courts métrages, documentaires, animation, comédies. Vous rentrerez chez vous avec une vision plus large de la narration.
L’un des plus grands moments de ma carrière fut mon tout premier jour sur le tournage de Little Man Tate, mon premier film en tant que réalisatrice. J’ai vu toute l’équipe devant moi, prête à unir ses forces et à travailler aussi dur que possible pour participer à cette histoire que j’aimais plus que tout… Bien sûr, nous avons été pris dans un déluge estival, avons dû changer tous nos plans, nous réfugier dans un décor intérieur qui n’était pas prêt, sans climatisation et avec trente enfants surexcités prêts à grimper sur le toit. Je n’ai jamais été à la fois aussi épuisée et aussi heureuse.
J’essaie toujours de lire un scénario sans trop me renseigner sur l’équipe. Si la lecture me captive et que je le dévore d’une traite, je sais que je suis sur la bonne voie. L’étape suivante consiste, bien sûr, à en apprendre plus sur le réalisateur. M’asseoir avec lui, regarder tous ses films, poser des questions, proposer des idées. Pour moi, le réalisateur porte la vision complète du film et je suis là pour la servir. Si nous allons dans deux directions opposées et que nous ne partageons pas la même vision, il faut s’arrêter immédiatement.
Le plus grand défi de Vie Privée (A Private Life) a été d’élever mon niveau de français pour être capable d’habiter pleinement un personnage. J’avais peur ! Comment trouver la spontanéité, la liberté d’improviser, la confiance nécessaire pour oublier que je pouvais me tromper à tout moment ? Heureusement, je suis arrivée à Paris trois semaines avant le tournage et je n’ai pas prononcé un mot d’anglais. L’immersion totale est la seule manière d’habituer son cerveau au rythme d’un « nouveau moi ». Vous verrez que je suis une personne très différente en français. Plus anxieuse, avec une voix plus aiguë, et toujours frustrée de ne pas pouvoir m’exprimer avec fluidité. Cela fait de Lilian Steiner exactement la boule de nerfs obsessionnelle qu’elle doit être.
Je n’ai jamais visité l’Afrique du Nord, même si j’en ai rêvé toute ma vie : les paysages, les couleurs, les parfums. Ma sœur a vécu un temps en Tunisie et nous racontait ses escapades dans le désert, ses journées sur les plages de sable, ses passages dans les marchés magnifiques. Mais je n’ai jamais pu me rendre dans la région. Voyager dans une nouvelle culture me donne un sentiment d’élan et de curiosité. Mes amis m’ont dit que la cuisine y est exceptionnelle. Je suis prête pour n’importe quelle aventure.
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